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Programme d’Enseignement de Spécialité 2020

Posté par musiqueauciv le 29 août 2019

ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ 2020

Première

4h/sem.

 

En première, le choix de la spécialité musique n’est pas encore déterminant pour l’orientation des élèves et repose avant tout sur un désir de diversification et d’enrichissement du parcours, indépendamment des deux autres spécialités choisies.

La pratique instrumentale ou vocale (interprétation, arrangement, improvisation, composition, etc.) collective ou individuelle, tiendra une place centrale dans cet enseignement. La pratique pourra se faire de manière plus poussée, plus personnalisée et plus diversifiée qu’en option facultative. En outre, les élèves apprendront, tout au long de l’année, à développer une écoute comparée, analytique et critique des œuvres écoutées pour se construire une culture musicale et artistique riche, variée et organisée.

Ouvert à tous, cet enseignement sera adapté au niveau de chacun (élèves avancés suivant des cours en conservatoire ou élèves motivés mais au niveau plus modeste). Il peut accueillir tous les élèves, même n’ayant pas suivi l’enseignement optionnel de musique en classe de seconde.

Culture (2h)

1) Perfectionnement du commentaire d’écoute (tous styles, toutes époques).

Quatre thématiques seront abordées tout au long de l’année :

- Authenticité vs recréation .

- Mondialisation culturelle : diversité, relativité et nouvelles esthétiques.

- La musique, un art du temps.

- Musique et numérique.

2) Elaboration du document de synthèse (voir ci-dessous).

***

Pratique spécialisée (1h)

- Pratique instrumentale ou vocale : projets proposés par le professeur adaptés à la classe ou projets personnels des élèves (tous styles) qu’ils travaillent en autonomie.

- Apprentissage de l’arrangement, de l’improvisation, de la variation, initiation à la composition, MAO…

- Travail sur le projet de l’épreuve commune de fin d’année (voir ci-dessous).

***

Pratique en grand ensemble (1h)

Avec les autres niveaux :

– La Soul Choir

Projet 2019-2020 : « Motown Medley« 

***

A la fin de la classe de première, l’enseignement de spécialité peut être abandonné.

Les élèves peuvent néanmoins poursuivre la musique au lycée en rejoignant l’option facultative en terminale.

canvasEn tant que spécialité, même arrêtée en fin de première, la musique participera à une part non négligeable dans la note finale du baccalauréat (épreuve commune en fin de première, coef. 5).

***

Modalité de l’épreuve en fin de Première

Si la spécialité est arrêtée en fin de première, elle donne lieu à une épreuve commune (coef. 5).

(extrait du B.O.)

Première partie : Pratique musicale.

Disposant de cinq à sept minutes maximum, le candidat diffuse et présente l’enregistrement audio-vidéo d’une pièce musicale qui peut être une création originale, un arrangement ou une interprétation d’une œuvre préexistante. Elle est issue du travail mené en classe durant l’année scolaire et au moins deux élèves de la classe, dont le candidat, en sont les interprètes. La présentation initiale, adossée à une ou plusieurs thématiques étudiées pendant l’année scolaire, souligne les caractéristiques musicales, techniques, esthétiques de la pièce interprétée, présente la démarche de travail mise en œuvre et le rôle qu’y tient le candidat. Le temps restant, l’entretien permet au jury d’interroger le candidat sur certains aspects de l’interprétation proposée, d’approfondir certains points de la présentation initiale et de mettre en lien le travail présenté avec au moins une des thématiques travaillées durant l’année scolaire et dont témoigne le document de synthèse transmis au jury en amont de l’épreuve.

Deuxième partie : Culture musicale et artistique.

L’exposé s’appuie sur le document de synthèse transmis au jury en amont de l’épreuve. Disposant de cinq minutes maximum, le candidat présente une problématique particulière issue d’un choix d’éléments figurant dans son document de synthèse qu’il présente brièvement en soulignant les liens qu’ils entretiennent d’une part entre eux et d’autre part avec une ou plusieurs des thématiques issues des champs de questionnement étudiés durant l’année scolaire. En complément, choisissant une des œuvres au cœur du travail de l’année scolaire, le candidat en fait une présentation personnelle approfondie pouvant être illustrée par de brefs extraits, soit diffusés durant l’épreuve, soit chantés, soit joués sur un piano mis à sa disposition ou sur un instrument qu’il aura apporté. Il est amené à mettre en lien cette œuvre choisie avec d’autres pièces ne figurant pas dans son document de synthèse, mais qui lui semblent entretenir avec elle des liens particuliers. Dans cette perspective, il a la possibilité d’en faire écouter de brefs extraits préparés sur un support numérique adapté. Le temps restant, l’entretien permet au jury d’approfondir certains aspects de l’exposé du candidat comme de le solliciter sur ses connaissances relatives aux autres thématiques étudiées durant l’année scolaire et identifiées par le document de synthèse transmis au jury. En appui à cet entretien, le jury peut proposer l’écoute de brefs extraits musicaux engageant le candidat à mettre en perspective sa connaissance des œuvres étudiées durant l’année avec celles, supposées inconnues, proposées par le jury. Ce second entretien permet également au jury d’interroger le candidat sur les apports de son parcours de formation musicale dans la perspective de la poursuite de ses études en classe terminale puis dans l’enseignement supérieur.

Barème et notation : Chaque partie de l’épreuve est notée sur 10 points.

Document de synthèse : Élaboré par le candidat, il présente les œuvres principales chantées, jouées et étudiées, les thématiques issues des champs de questionnement particulièrement travaillés, les projets d’interprétation et/ou de création mis en œuvre, les concerts suivis et donnés, les rencontres de professionnels de la musique, etc.

Publié dans 3. Premiere Option lourde | Pas de Commentaires »

Bac Option Spécialité 2020

Posté par musiqueauciv le 28 août 2019

BACCALAURÉAT

Enseignement de Spécialité (TL)

 

PROGRAMME 2019-2020

Les œuvres et thèmes de référence pour l’année scolaire 2019-2020 et la session 2020 du baccalauréat – enseignement de spécialité musique, série L - sont présentés ci-dessous. Leur découverte puis leur connaissance sont éclairées par l’étude des quatre grandes questions précisées par le programme d’enseignement de la classe terminale :

- la musique, le timbre et son ;

- la musique, le rythme et le temps ;

- la musique, l’interprétation et l’arrangement ;

- la musique, diversité et relativité des cultures.

1. J.S. BACH, Cantate BWV 106, « Actus Tragicus »

Image de prévisualisation YouTube

2. F. MENDELSSOHN, Octuor à cordes en Mib maj., op.20

1er mouvement « Allegro moderato »

Image de prévisualisation YouTube

3. J. ADAMS, Short Ride in a Fast Machine

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=_TxFRsncH40

Image de prévisualisation YouTube

***

 

 

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PRG 2020 pour l’option de spécialité (L)

Posté par musiqueauciv le 18 juillet 2018

Le programme en 2020

Les œuvres et thèmes de référence pour l’année scolaire 2018-2019 et la session 2019 du baccalauréat – enseignement de spécialité musique, série L - sont présentés ci-dessous. Leur découverte puis leur connaissance sont éclairées par l’étude des quatre grandes questions précisées par le programme d’enseignement de la classe terminale :

- la musique, le timbre et son ;

- la musique, le rythme et le temps ;

- la musique, l’interprétation et l’arrangement ;

- la musique, diversité et relativité des cultures. 

 

1. Jean-Sebastien Bach

  • Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit, BWV 106, (Actus Tragicus)

  1. Chœur : Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit
  2. Aria (tenor) : Ach, Herr, lehre uns bedenken
  3. Aria (basse) : Bestelle dein Haus
  4. Chœur : Es ist der alte Bund

- Ecoute des extraits au PRG : https://padlet.com/musiquelap/tl_bach

- Fiche de synthèse

2. Felix Mendelssohn

  • Octuor à cordes en mi bémol Majeur, op. 20, Allegro moderato ma con fuoco (14’27)
  • Image de prévisualisation YouTube

3. John Adams

  • Short Ride in A Fast Machine

 

Publié dans 5.Terminale Option lourde | Pas de Commentaires »

Bac : Option Fac : Les TEXTES OFFICIELS

Posté par musiqueauciv le 18 juillet 2018

Épreuve facultative, toutes séries générales et technologiques

Nature et modalités de l’épreuve
Épreuve orale de pratique et culture musicales
Durée : 40 minutes. Pas de temps de préparation.
le déroulement de l’épreuve (la partie A est maintenant celle de l’écoute comparée, la partie B celle de l’interprétation),

 

NOUVEAUTES : le nombre de musiciens potentiels possibles est réduit à quatre par groupe. Les élèves doivent être du même établissement que le candidat. Enfin, la nature de la pièce jouée s’inscrit dans des pratiques de lycées.
Il s’agit d’un entretien avec le jury portant sur l’une des œuvres étudiées dans le cadre du programme limitatif publié au B.O. et sur une interprétation vocale ou instrumentale du candidat.
Une fiche de synthèse – dont le modèle est joint en annexe – présente au jury les réalisations et études qui constituent le corpus du candidat élaboré tout au long de l’année scolaire. Y figurent les œuvres étudiées, jouées et chantées ainsi que les problématiques plus particulièrement approfondies. Ce document n’est pas évalué mais constitue le support des entretiens pour les deux moments de l’épreuve.
Partie A : Ecoute comparée :

•Première partie (durée 30 minutes, écoutes initiales comprises)
Deux brefs extraits d’œuvres musicales, dont l’un est obligatoirement issu d’une des œuvres du programme limitatif publié au B.O., sont écoutés successivement (au maximum à trois reprises). Guidé par les questions du jury, le candidat en réalise le commentaire comparé visant à souligner les différences et ressemblances des langages musicaux utilisés. Certaines questions posées peuvent s’appuyer sur une reproduction d’un extrait de partition ou de tout autre document communiqué au candidat. La fiche de synthèse permet d’élargir l’entretien à d’autres œuvres connues du candidat. Le jury évalue ses qualités d’écoute et sa connaissance des problématiques étudiées dans le cadre du programme. Il apprécie également ses capacités à utiliser à bon escient ses connaissances techniques sur le langage musical ainsi que ses compétences musicales (vocales et/ou instrumentales) et à resituer cet ensemble dans l’histoire générale de la musique.
Partie B celle de l’interprétation

•Deuxième partie (durée 10 minutes)
Après avoir brièvement présenté la nature d’une pièce témoignant des pratiques musicales menées durant l’année scolaire, le candidat en interprète tout ou partie à l’aide de sa voix ou de son instrument, en étant éventuellement accompagné par ses partenaires habituels au lycée. Cette interprétation est suivie d’un entretien avec le jury.
L’évaluation porte sur la qualité artistique de l’interprétation et la capacité du candidat à mettre la pièce choisie en perspective avec les problématiques du programme.
Modalités d’évaluation
Les deux parties de l’épreuve s’enchaînent au choix du candidat.
Le candidat est noté sur vingt points selon la répartition suivante :
– première partie : 13 points ;
– deuxième partie : 7 points.
Seuls sont pris en compte les points au-dessus de la moyenne.
Les candidats individuels et les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.

MODÈLE DE FICHE DE SYNTHÈSE POUR L’ÉPREUVE FACULTATIVE DE MUSIQUE

Une des premières difficultés pour le candidat au BAC option musique option légère est de remplir la fiche de synthèse de l’épreuve.

- La fiche de synthèse de l’épreuve doit être remplie par le candidat
- Elle est obligatoire

Comment remplir la fiche de synthèse de l’épreuve facultative du BAC musique

8a. Bac Juin 2016 Option facultative : PRG fiche-pedagogique-Mus-Fac-240x300

fichier pdf Téléchargez la fiche pedagogique Mus-Fac

Comprendre cette fiche :

L’œuvre et son organisation
– L’œuvre et ses composantes : elements constitutifs et leur organisation, unité et diversité, strategies pour l’écoute, formes et structures.

– L’œuvre et son codage : libertés et contraintes, traditions/conventions/originalités, représentations visuelles et réalités auditives.

L’œuvre et ses pratiques
– L’œuvre et sa diffusion : éditions, réception par le public (les publics) hier et aujourd’hui, supports de diffusion.

– L’œuvre et ses prolongements : arrangement, transcription, citation. – L’œuvre et son interprétation : conventions, fidélité, trahison, goût musical, authenticité stylistique.

L’œuvre et l’histoire
– L’œuvre et ses références au passé : citation, emprunt, allusion, pastiche, hommage musical.

- L’œuvre et son contexte : place de l’œuvre dans l’histoire, son environnement artistique, culturel, social et politique.

L’œuvre, la musique et les autres arts

- L’œuvre, ses prétextes, ses références, ses usages : créations musicales d’après un texte, un tableau, un événement ; utilisation d’une œuvre préexistante dans une chorégraphie, un film, etc.

Comment la remplir :

- Champ de la production : Vous indiquerez dans la case de droite, le répertoire travaillé.

- Champs de la perception :  Le candidat indique en face de chacune des  quatre problématiques le  titre de la pièce qu’il a questionné grâce à la dite thématique.

- Autres travaux réalisés : Ici le candidat indique sa participation à des spectacles vivants. Ce peut être en qualité de spectateur ou d’artiste. Il peut aussi indiquer des pratiques musicales libres même si elles n’aboutissent pas encore à des réalisations devant un public.

Cette partie du tableau permet aux examinateurs de se forger une idée sur la pratique artistique et culturelle du candidat. Il ne s’agit pas là d’une évaluation de ces pratiques mais bien d’informations qui servent notamment à alimenter le dialogue à propos de la prestation musicale du candidat.

 

 

Publié dans 4. Terminale Option facultative | Pas de Commentaires »

Nouveau programme de Terminale (Option de spécialité série L)

Posté par musiqueauciv le 6 juin 2011

Totalité du Texte : http://www.education.gouv.fr/cid53325/mene1019677a.html

 

Tirant parti de l’étude des deux grandes questions menée en classe de première, la classe terminale approfondit ce travail dans quatre directions. Les deux premières interrogent des dimensions fondamentales de la langue musicale, dont les réalités marquent aussi bien l’histoire que les pratiques de la musique aujourd’hui. La troisième étudie les relations riches et complexes qui, depuis des siècles et selon des formes qui n’ont cessé de se diversifier, relient le compositeur à l’interprète et, par extension, à l’arrangeur. La quatrième s’intéresse, à travers la musique telle qu’elle se crée et se pratique, à la circulation des cultures, aux échanges entre traditions, aux métissages. Chaque questionnement peut être conduit à travers une grande diversité d’œuvres, que celles-ci relèvent de la « musique pure » ou bien s’adossent à des éléments extra-musicaux.
Le travail de l’année organisera l’étude de ces quatre grandes questions. Aussi souvent que possible, les œuvres étudiées gagneront à être éclairées selon ces différents angles de réflexion et d’analyse.
En vue de l’examen du baccalauréat, un programme limitatif est publié au Bulletin officiel de l’Éducation nationale. Il est renouvelé pour partie régulièrement. Cependant, sa prise en compte ne peut circonscrire le travail mené au titre de ces quatre grandes questions, le professeur en alimentant l’étude par un choix diversifié de références musicales supplémentaires et complémentaires.
La musique, le timbre et le son
La musique manie aujourd’hui un riche vocabulaire de timbres. Après s’être très progressivement élargi au fil des siècles et des échanges culturels, son périmètre a augmenté de façon exponentielle avec l’arrivée de l’électricité, du numérique et de tous les nouveaux instruments qui en ont découlé. Les références ont aujourd’hui incontestablement changé : d’un côté les créations populaires et savantes ne cessent d’intégrer des sonorités a priori extérieures au champ musical, de l’autre nombre d’interprètes et de musicologues s’engagent dans une recherche nouvelle d’authenticité historique sur des répertoires anciens (interprétation sur instruments d’époque, engouement pour les voix disparues et fantasmées). Le son des musiques est devenu un paramètre central de la musique, qu’il s’agisse de la créer, de l’interpréter, de l’enregistrer, de la diffuser et, bien entendu, de l’écouter et de l’apprécier.
Cette longue histoire du timbre peut aussi se lire comme le reflet du dialogue plus ou moins direct entre les créateurs et les technologies de la facture instrumentale, bien avant celles de l’électricité et du numérique. Le facteur d’instruments crée des outils que le compositeur, allié à l’interprète, peut éventuellement valider – en composant – pour permettre de les améliorer et d’en inventer d’autres. Ainsi, ce vocabulaire peut s’enrichir dès lors que le progrès technique rencontre la création artistique et que celle-ci satisfait les goûts d’un public.
Les répertoires de la musique gardent les traces de cette extension progressive du domaine du timbre. C’est à travers l’étude de plusieurs œuvres remarquables choisies à des périodes différentes que cette problématique et les nombreuses questions qui en découlent seront abordées.
La musique, le rythme et le temps
La musique se construit par un jeu de contrastes qui, à diverses échelles, organise le temps. Continuités et ruptures, développements et récapitulations, tensions et dénouements, instantanéité et mémoire, sont quelques exemples de ces couples quasi antagonistes dont le dialogue altère la linéarité du temps pour fabriquer la musique. Après le compositeur – celui qui crée -, l’auditeur – celui qui écoute – ne cesse d’articuler les événements sonores perçus en fonction de références et expériences préexistantes. Mètre, carrure, mesure, tactus, tempo, motif, thème, phrase, formes fixes et leur refus, harmonie, dissonance, polyphonie, densité, etc., deviennent autant de caractéristiques contribuant à créer une expérience rythmique qui éclaire le geste du compositeur comme la sensibilité de l’auditeur. Permettant de comprendre le temps de la musique, cette expérience particulière ne reste jamais figée, chaque œuvre, chaque époque, chaque esthétique le réinventant à son tour.
Cette étude et les questionnements qui en découlent s’appuieront sur le choix de quelques œuvres présentant des volets complémentaires de cette problématique. Dans un premier temps, elle mobilisera volontiers les sensibilités diverses des élèves qu’il s’agira ensuite de confronter aux réalités objectives qui fondent la musique écoutée.
La musique, l’interprétation et l’arrangement
Jusqu’à l’invention de l’enregistrement et a fortiori la démocratisation des appareils de diffusion de la musique enregistrée, la musique, une fois créée, ne pouvait vivre et revivre que par ce que voulaient bien en faire les musiciens qui s’en emparaient. Les interprètes avaient donc un rôle déterminant pour faire connaître et diffuser les œuvres. Parallèlement, la faible quantité de musique éditée contraignait sa diffusion, les compositeurs prenant d’autant plus la liberté d’arranger leurs propres œuvres – et celles d’autres musiciens – pour écrire de nouveaux projets. Certes compositeurs, ils se muaient volontiers en véritables arrangeurs.
L’émancipation du compositeur depuis la fin des Lumières, marquée au creux du XIXème siècle par l’apparition de la notion de droit d’auteur, change progressivement le paysage de la création, de l’interprétation et donc de l’arrangement. D’un côté émergent de nombreux auteurs/compositeurs/interprètes, notamment dans le domaine des musiques populaires, de l’autre apparaissent des spécialisations multiples s’articulant pour créer, interpréter, recréer la musique. La période contemporaine, où l’enregistrement et la diffusion sont devenus la norme, où l’internet et le spectacle vivant se disputent les auditeurs, où chacun peut, sinon composer, du moins arranger en jouant de plus en plus aisément avec les paramètres de la musique, poursuit cette riche et complexe histoire.
Son étude comme les questions qu’elle permet d’aborder (évolution des contextes de la création, de l’interprétation et de la diffusion) seront envisagées à partir d’œuvres et d’artistes représentatifs de la diversité des situations historiques et professionnelles. Les œuvres choisies gagneront à être systématiquement éclairées par un travail d’écoute comparée permettant de mettre en perspective les rôles respectifs et toujours mouvants du créateur, de l’interprète et de l’arrangeur.
Enfin, la plupart des élèves ayant eux-mêmes des pratiques d’instrumentiste ou de chanteur, il sera toujours opportun de relier cette réflexion à leurs démarches personnelles, notamment en mettant au coeur du travail de la classe une ou plusieurs œuvres travaillées par certains d’entre eux.
La musique, diversité et relativité des cultures
La création musicale contemporaine est marquée par un effacement progressif des marqueurs qui spécifiaient jusqu’à présent les traditions, esthétiques et cultures musicales. Qu’elle soit savante ou populaire, de tradition écrite ou orale, la musique occidentale témoigne sans cesse de cette évolution.
Inversement, les traditions musicales non occidentales se voient de plus en plus colorées par des figures esthétiques qui ne relèvent aucunement de leurs traditions, notamment du fait de plusieurs vecteurs techniques (amplification, enregistrement, numérisation, diffusion) qui introduisent dans les pratiques traditionnelles un nouveau rapport à l’espace, au temps, à la mémoire et à la fixation de l’événement sonore.
Ce mouvement touche la géographie des cultures musicales, mais aussi leur temporalité. Bien plus et tout autrement que par le passé, on assiste aujourd’hui à un brassage des cultures musicales. Nombreuses, diverses et souvent très marquées, elles constituent de nouvelles ressources et perspectives pour enrichir et développer les pratiques de tous les musiciens, qu’ils créent, interprètent, ou écoutent de la musique. Mais, paradoxalement, cette richesse ne recèle-t-elle pas un risque d’uniformité ?
Découvrir les ressorts et les conséquences de ces évolutions révélatrices du monde contemporain et les apprécier à la lumière de diverses époques antérieures permettent d’en mesurer les intérêts, les perspectives et peut-être les limites.

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7. Musique et filières après le Bac

Posté par musiqueauciv le 19 avril 2009

image13.jpg
Les filières :

  • L’enseignement préparé par les universités de musicologie.
  • Intervenant en milieu scolaire, en maternelle et en primaire, par obtention du D.U.M.I. en 2 ans (diplôme universitaire des musiciens intervenants).
  • Toutes les formations musicales professionnelles dispensées par des écoles : musicothérapie, lutherie, accordeur, les métiers de la sonorisation de spectacle …
  • Toutes les universités accessibles au bac L: lettres, langues, droit, journalisme …

D’une façon générale, la culture et les enseignements musicaux acquis peuvent être déterminants :

  • pour l’accès à certaines études: classes prépas, concours, (notamment pour le concours d’entrée à l’ IUFM des professeurs d’école), …
  • pour le « bagage » de tout musicien professionnel, animateur,…
  • pour des entretiens d’embauches dans des structures touchant à la culture: centres culturels, théâtres, associations, mais aussi les magasins d’instruments, de partitions, fnac…

Dans notre région,

les élèves désireux de continuer une formation musicale, peuvent intégrer :

la section de musicologie
de l’Université de Nice Sophia-Antipolis

pour :

Suivre le cursus :

L.M.D « licence, Master, Doctorat »

Préparer :

- le CAPES d’éducation musicale et chant choral,

- l’AGREGATION de musique.

 

emoticone

Programme sciences et musicologie

programme sciences et musicologieDepuis la rentrée 2006, l’UPMC et l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV) proposent aux bacheliers titulaires d’un bac scientifique un parcours de type nouveau, offrant une formation de haut niveau en sciences et en musicologie, et menant en 3 ans à un double diplôme : la licence de sciences et technologies de l’UPMC et la licence de musicologie de l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV).

À l’issue de ces 3 années, les étudiants diplômés pourront s’inscrire dans plusieurs mentions et spécialités de master de l’UPMC ou de l’université de Paris-Sorbonne.

Pour de nombreux étudiants pratiquant la musique, le choix entre des études scientifiques et des études musicales est difficile. Les deux universités ont donc décidé de créer un parcours de niveau élevé permettant d’éviter une spécialisation précoce. A l’issue de ce parcours, les étudiants auront acquis les compétences nécessaires pour :
- soit maintenir cette double compétence et s’orienter vers les métiers du son
- soit s’engager vers un master scientifique ou vers un master de musicologie

Pour plus de renseignements concernant cette filière

 

—————————–

Les CPGE – Classes préparatoires aux grandes écoles avec option musique

Les Classes Préparatoires Littéraires aux Grandes Écoles (CPGE) proposent une formation de haut niveau dans le domaine des sciences humaines, sociales et artistiques. Elles s’inscrivent dorénavant dans le cadre de l’architecture européenne des diplômes (LMD), notamment pour ce qui concerne les équivalences de Licence. Elles se sont ouvertes aux domaines artistiques dès 1982 (musique et arts plastiques).

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Terminale littéraire  » spécialité musique »

Posté par musiqueauciv le 29 janvier 2009

Terminale littéraire  » spécialité musique » :

Les objectifs :


Cette spécialité s’adresse aux élèves de première et de terminale Littéraire :

 

  • qui souhaitent donner une forte dominante culturelle et musicale à leur profil littéraire.
  • qui envisagent d’exercer une profession dans le domaine de la musique.
  • qui souhaitent garder un bon niveau de culture générale dans le but de poursuivre des études universitaires. 

Les filières :

  • L’enseignement préparé par les universités de musicologie.
  • Intervenant en milieu scolaire, en maternelle et en primaire, par obtention du D.U.M.I. en 2 ans (diplôme universitaire des musiciens intervenants).
  • Toutes les formations musicales professionnelles dispensées par des écoles : musicothérapie, lutherie, accordeur, les métiers de la sonorisation de spectacle …
  • Toutes les universités accessibles au bac L: lettres, langues, droit, journalisme …

D’une façon générale, la culture et les enseignements musicaux acquis peuvent être déterminants:

  • pour l’accès à certaines études: classes prépas, concours, (notamment pour le concours d’entrée à l’ IUFM des professeurs d’école), …
  • pour le « bagage » de tout musicien professionnel, animateur,…
  • pour des entretiens d’embauches dans des structures touchant à la culture: centres culturels, théâtres, associations, mais aussi les magasins d’instruments, de partitions, fnac,…

La filière, bien qu’étant fortement spécialisée musique (coefficient 6 au baccalauréat) exige un travail régulier et assidu dans toutes les disciplines.

Les qualités requises :
Un bon niveau de culture générale, un intérêt certain pour la musique sous toutes ses formes, une grande curiosité, une ouverture d’esprit, un sérieux dans le travail, de l’investissement personnel et un grand enthousiasme.

L’enseignement de la musique dans cette section, a pour but de développer la sensibilité musicale des élèves:

 

  • Approche critique des différentes musiques: classiques, contemporaines, musiques de films …, par la connaissance et l’analyse des langages musicaux.
  • Solliciter le potentiel créatif des élèves par la création d’accompagnements, de mélodies, et par l’initiation à l’informatique musicale.

Cette option s’adresse à tous les élèves venant de la classe de 3ème:
aux élèves musiciens qui suivent déjà une formation musicale en dehors du lycée mais aussi aux élèves musiciens motivés débutants ou autodidactes.

Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir suivi les Classes à Horaires Aménagés Musique au collège pour choisir cette filière, ni même d’avoir un très bon niveau musical à l’entrée en classe de seconde car, durant les trois années passées au lycée, l’élève pourra parfaire celui-ci et, à condition de fournir un travail sérieux et assidu, aborder sereinement les épreuves du baccalauréat.

Le niveau instrumental ou vocal requis pour cette option ne doit pas être un obstacle. En effet, les bulletins officiels soulignent que l’apprentissage d’un instrument peut commencer en classe de seconde.

Publié dans 5.Terminale Option lourde | Commentaires fermés

 

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