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PRG 2019 pour l’option de spécialité (L)

Posté par musiqueauciv le 18 juillet 2018

Le programme en 2019

Les œuvres et thèmes de référence pour l’année scolaire 2018-2019 et la session 2019 du baccalauréat – enseignement de spécialité musique, série L - sont présentés ci-dessous. Leur découverte puis leur connaissance sont éclairées par l’étude des quatre grandes questions précisées par le programme d’enseignement de la classe terminale :

 

- la musique, le timbre et son ;

 

- la musique, le rythme et le temps ;

 

- la musique, l’interprétation et l’arrangement ;

 

- la musique, diversité et relativité des cultures. 

 

 

Dans tous les cas, l’étude des œuvres au programme du baccalauréat présentées ci-dessous ne peut circonscrire le travail mené au titre du programme d’enseignement de la classe terminale.

1. Jean-Sebastien Bach

  • Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit, BWV 106, (Actus Tragicus)

  1. Chœur : Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit
  2. Aria (tenor) : Ach, Herr, lehre uns bedenken
  3. Aria (basse) : Bestelle dein Haus
  4. Chœur : Es ist der alte Bund

- Ecoute des extraits au PRG : https://padlet.com/musiquelap/tl_bach

- Fiche de synthèse

2. Felix Mendelssohn

  • Octuor à cordes en mi bémol Majeur, op. 20, Allegro moderato ma con fuoco (14’27)
  • Image de prévisualisation YouTube

3. John Adams

  • Short Ride in A Fast Machine

 

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Bac : Option Fac : Les TEXTES OFFICIELS

Posté par musiqueauciv le 18 juillet 2018

Épreuve facultative, toutes séries générales et technologiques

Nature et modalités de l’épreuve
Épreuve orale de pratique et culture musicales
Durée : 40 minutes. Pas de temps de préparation.
le déroulement de l’épreuve (la partie A est maintenant celle de l’écoute comparée, la partie B celle de l’interprétation),

 

NOUVEAUTES : le nombre de musiciens potentiels possibles est réduit à quatre par groupe. Les élèves doivent être du même établissement que le candidat. Enfin, la nature de la pièce jouée s’inscrit dans des pratiques de lycées.
Il s’agit d’un entretien avec le jury portant sur l’une des œuvres étudiées dans le cadre du programme limitatif publié au B.O. et sur une interprétation vocale ou instrumentale du candidat.
Une fiche de synthèse – dont le modèle est joint en annexe – présente au jury les réalisations et études qui constituent le corpus du candidat élaboré tout au long de l’année scolaire. Y figurent les œuvres étudiées, jouées et chantées ainsi que les problématiques plus particulièrement approfondies. Ce document n’est pas évalué mais constitue le support des entretiens pour les deux moments de l’épreuve.
Partie A : Ecoute comparée :

•Première partie (durée 30 minutes, écoutes initiales comprises)
Deux brefs extraits d’œuvres musicales, dont l’un est obligatoirement issu d’une des œuvres du programme limitatif publié au B.O., sont écoutés successivement (au maximum à trois reprises). Guidé par les questions du jury, le candidat en réalise le commentaire comparé visant à souligner les différences et ressemblances des langages musicaux utilisés. Certaines questions posées peuvent s’appuyer sur une reproduction d’un extrait de partition ou de tout autre document communiqué au candidat. La fiche de synthèse permet d’élargir l’entretien à d’autres œuvres connues du candidat. Le jury évalue ses qualités d’écoute et sa connaissance des problématiques étudiées dans le cadre du programme. Il apprécie également ses capacités à utiliser à bon escient ses connaissances techniques sur le langage musical ainsi que ses compétences musicales (vocales et/ou instrumentales) et à resituer cet ensemble dans l’histoire générale de la musique.
Partie B celle de l’interprétation

•Deuxième partie (durée 10 minutes)
Après avoir brièvement présenté la nature d’une pièce témoignant des pratiques musicales menées durant l’année scolaire, le candidat en interprète tout ou partie à l’aide de sa voix ou de son instrument, en étant éventuellement accompagné par ses partenaires habituels au lycée. Cette interprétation est suivie d’un entretien avec le jury.
L’évaluation porte sur la qualité artistique de l’interprétation et la capacité du candidat à mettre la pièce choisie en perspective avec les problématiques du programme.
Modalités d’évaluation
Les deux parties de l’épreuve s’enchaînent au choix du candidat.
Le candidat est noté sur vingt points selon la répartition suivante :
– première partie : 13 points ;
– deuxième partie : 7 points.
Seuls sont pris en compte les points au-dessus de la moyenne.
Les candidats individuels et les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.

MODÈLE DE FICHE DE SYNTHÈSE POUR L’ÉPREUVE FACULTATIVE DE MUSIQUE

Une des premières difficultés pour le candidat au BAC option musique option légère est de remplir la fiche de synthèse de l’épreuve.

- La fiche de synthèse de l’épreuve doit être remplie par le candidat
- Elle est obligatoire

Comment remplir la fiche de synthèse de l’épreuve facultative du BAC musique

8a. Bac Juin 2016 Option facultative : PRG fiche-pedagogique-Mus-Fac-240x300

fichier pdf Téléchargez la fiche pedagogique Mus-Fac

Comprendre cette fiche :

L’œuvre et son organisation
– L’œuvre et ses composantes : elements constitutifs et leur organisation, unité et diversité, strategies pour l’écoute, formes et structures.

– L’œuvre et son codage : libertés et contraintes, traditions/conventions/originalités, représentations visuelles et réalités auditives.

L’œuvre et ses pratiques
– L’œuvre et sa diffusion : éditions, réception par le public (les publics) hier et aujourd’hui, supports de diffusion.

– L’œuvre et ses prolongements : arrangement, transcription, citation. – L’œuvre et son interprétation : conventions, fidélité, trahison, goût musical, authenticité stylistique.

L’œuvre et l’histoire
– L’œuvre et ses références au passé : citation, emprunt, allusion, pastiche, hommage musical.

- L’œuvre et son contexte : place de l’œuvre dans l’histoire, son environnement artistique, culturel, social et politique.

L’œuvre, la musique et les autres arts

- L’œuvre, ses prétextes, ses références, ses usages : créations musicales d’après un texte, un tableau, un événement ; utilisation d’une œuvre préexistante dans une chorégraphie, un film, etc.

Comment la remplir :

- Champ de la production : Vous indiquerez dans la case de droite, le répertoire travaillé.

- Champs de la perception :  Le candidat indique en face de chacune des  quatre problématiques le  titre de la pièce qu’il a questionné grâce à la dite thématique.

- Autres travaux réalisés : Ici le candidat indique sa participation à des spectacles vivants. Ce peut être en qualité de spectateur ou d’artiste. Il peut aussi indiquer des pratiques musicales libres même si elles n’aboutissent pas encore à des réalisations devant un public.

Cette partie du tableau permet aux examinateurs de se forger une idée sur la pratique artistique et culturelle du candidat. Il ne s’agit pas là d’une évaluation de ces pratiques mais bien d’informations qui servent notamment à alimenter le dialogue à propos de la prestation musicale du candidat.

 

 

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Nouveau programme de Terminale (Option de spécialité série L)

Posté par musiqueauciv le 6 juin 2011

Totalité du Texte : http://www.education.gouv.fr/cid53325/mene1019677a.html

 

Tirant parti de l’étude des deux grandes questions menée en classe de première, la classe terminale approfondit ce travail dans quatre directions. Les deux premières interrogent des dimensions fondamentales de la langue musicale, dont les réalités marquent aussi bien l’histoire que les pratiques de la musique aujourd’hui. La troisième étudie les relations riches et complexes qui, depuis des siècles et selon des formes qui n’ont cessé de se diversifier, relient le compositeur à l’interprète et, par extension, à l’arrangeur. La quatrième s’intéresse, à travers la musique telle qu’elle se crée et se pratique, à la circulation des cultures, aux échanges entre traditions, aux métissages. Chaque questionnement peut être conduit à travers une grande diversité d’œuvres, que celles-ci relèvent de la « musique pure » ou bien s’adossent à des éléments extra-musicaux.
Le travail de l’année organisera l’étude de ces quatre grandes questions. Aussi souvent que possible, les œuvres étudiées gagneront à être éclairées selon ces différents angles de réflexion et d’analyse.
En vue de l’examen du baccalauréat, un programme limitatif est publié au Bulletin officiel de l’Éducation nationale. Il est renouvelé pour partie régulièrement. Cependant, sa prise en compte ne peut circonscrire le travail mené au titre de ces quatre grandes questions, le professeur en alimentant l’étude par un choix diversifié de références musicales supplémentaires et complémentaires.
La musique, le timbre et le son
La musique manie aujourd’hui un riche vocabulaire de timbres. Après s’être très progressivement élargi au fil des siècles et des échanges culturels, son périmètre a augmenté de façon exponentielle avec l’arrivée de l’électricité, du numérique et de tous les nouveaux instruments qui en ont découlé. Les références ont aujourd’hui incontestablement changé : d’un côté les créations populaires et savantes ne cessent d’intégrer des sonorités a priori extérieures au champ musical, de l’autre nombre d’interprètes et de musicologues s’engagent dans une recherche nouvelle d’authenticité historique sur des répertoires anciens (interprétation sur instruments d’époque, engouement pour les voix disparues et fantasmées). Le son des musiques est devenu un paramètre central de la musique, qu’il s’agisse de la créer, de l’interpréter, de l’enregistrer, de la diffuser et, bien entendu, de l’écouter et de l’apprécier.
Cette longue histoire du timbre peut aussi se lire comme le reflet du dialogue plus ou moins direct entre les créateurs et les technologies de la facture instrumentale, bien avant celles de l’électricité et du numérique. Le facteur d’instruments crée des outils que le compositeur, allié à l’interprète, peut éventuellement valider – en composant – pour permettre de les améliorer et d’en inventer d’autres. Ainsi, ce vocabulaire peut s’enrichir dès lors que le progrès technique rencontre la création artistique et que celle-ci satisfait les goûts d’un public.
Les répertoires de la musique gardent les traces de cette extension progressive du domaine du timbre. C’est à travers l’étude de plusieurs œuvres remarquables choisies à des périodes différentes que cette problématique et les nombreuses questions qui en découlent seront abordées.
La musique, le rythme et le temps
La musique se construit par un jeu de contrastes qui, à diverses échelles, organise le temps. Continuités et ruptures, développements et récapitulations, tensions et dénouements, instantanéité et mémoire, sont quelques exemples de ces couples quasi antagonistes dont le dialogue altère la linéarité du temps pour fabriquer la musique. Après le compositeur – celui qui crée -, l’auditeur – celui qui écoute – ne cesse d’articuler les événements sonores perçus en fonction de références et expériences préexistantes. Mètre, carrure, mesure, tactus, tempo, motif, thème, phrase, formes fixes et leur refus, harmonie, dissonance, polyphonie, densité, etc., deviennent autant de caractéristiques contribuant à créer une expérience rythmique qui éclaire le geste du compositeur comme la sensibilité de l’auditeur. Permettant de comprendre le temps de la musique, cette expérience particulière ne reste jamais figée, chaque œuvre, chaque époque, chaque esthétique le réinventant à son tour.
Cette étude et les questionnements qui en découlent s’appuieront sur le choix de quelques œuvres présentant des volets complémentaires de cette problématique. Dans un premier temps, elle mobilisera volontiers les sensibilités diverses des élèves qu’il s’agira ensuite de confronter aux réalités objectives qui fondent la musique écoutée.
La musique, l’interprétation et l’arrangement
Jusqu’à l’invention de l’enregistrement et a fortiori la démocratisation des appareils de diffusion de la musique enregistrée, la musique, une fois créée, ne pouvait vivre et revivre que par ce que voulaient bien en faire les musiciens qui s’en emparaient. Les interprètes avaient donc un rôle déterminant pour faire connaître et diffuser les œuvres. Parallèlement, la faible quantité de musique éditée contraignait sa diffusion, les compositeurs prenant d’autant plus la liberté d’arranger leurs propres œuvres – et celles d’autres musiciens – pour écrire de nouveaux projets. Certes compositeurs, ils se muaient volontiers en véritables arrangeurs.
L’émancipation du compositeur depuis la fin des Lumières, marquée au creux du XIXème siècle par l’apparition de la notion de droit d’auteur, change progressivement le paysage de la création, de l’interprétation et donc de l’arrangement. D’un côté émergent de nombreux auteurs/compositeurs/interprètes, notamment dans le domaine des musiques populaires, de l’autre apparaissent des spécialisations multiples s’articulant pour créer, interpréter, recréer la musique. La période contemporaine, où l’enregistrement et la diffusion sont devenus la norme, où l’internet et le spectacle vivant se disputent les auditeurs, où chacun peut, sinon composer, du moins arranger en jouant de plus en plus aisément avec les paramètres de la musique, poursuit cette riche et complexe histoire.
Son étude comme les questions qu’elle permet d’aborder (évolution des contextes de la création, de l’interprétation et de la diffusion) seront envisagées à partir d’œuvres et d’artistes représentatifs de la diversité des situations historiques et professionnelles. Les œuvres choisies gagneront à être systématiquement éclairées par un travail d’écoute comparée permettant de mettre en perspective les rôles respectifs et toujours mouvants du créateur, de l’interprète et de l’arrangeur.
Enfin, la plupart des élèves ayant eux-mêmes des pratiques d’instrumentiste ou de chanteur, il sera toujours opportun de relier cette réflexion à leurs démarches personnelles, notamment en mettant au coeur du travail de la classe une ou plusieurs œuvres travaillées par certains d’entre eux.
La musique, diversité et relativité des cultures
La création musicale contemporaine est marquée par un effacement progressif des marqueurs qui spécifiaient jusqu’à présent les traditions, esthétiques et cultures musicales. Qu’elle soit savante ou populaire, de tradition écrite ou orale, la musique occidentale témoigne sans cesse de cette évolution.
Inversement, les traditions musicales non occidentales se voient de plus en plus colorées par des figures esthétiques qui ne relèvent aucunement de leurs traditions, notamment du fait de plusieurs vecteurs techniques (amplification, enregistrement, numérisation, diffusion) qui introduisent dans les pratiques traditionnelles un nouveau rapport à l’espace, au temps, à la mémoire et à la fixation de l’événement sonore.
Ce mouvement touche la géographie des cultures musicales, mais aussi leur temporalité. Bien plus et tout autrement que par le passé, on assiste aujourd’hui à un brassage des cultures musicales. Nombreuses, diverses et souvent très marquées, elles constituent de nouvelles ressources et perspectives pour enrichir et développer les pratiques de tous les musiciens, qu’ils créent, interprètent, ou écoutent de la musique. Mais, paradoxalement, cette richesse ne recèle-t-elle pas un risque d’uniformité ?
Découvrir les ressorts et les conséquences de ces évolutions révélatrices du monde contemporain et les apprécier à la lumière de diverses époques antérieures permettent d’en mesurer les intérêts, les perspectives et peut-être les limites.

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Nouveau programme de 1ère (Option de spécialité en L)

Posté par musiqueauciv le 6 juin 2011

1) Interprétation de la musique et création musicale
Les pratiques d’interprétation et de création musicales jouent un rôle essentiel. Interprétation d’un répertoire supposant son appropriation sous ses diverses facettes, étude ou expérimentation d’un matériau ou d’une technique pour en mesurer les contraintes et les potentiels, ces pratiques protéiformes sont constamment mobilisées, soit comme moyens, soit comme objectifs.
La voix des élèves et leurs éventuelles compétences instrumentales en sont les moteurs privilégiés. Alliées aux possibilités offertes par les technologies, elles permettent de multiplier les situations de pratique collective. Leur mise en œuvre donne lieu à des activités d’interprétation, d’arrangement, d’improvisation, d’invention, de recherche sonore, et aboutit à des productions diversifiées (voix, instruments, sources sonores multiples). Celles-ci concrétisent alors les compétences mobilisées en les nourrissant de connaissances de toutes natures qui sont d’autant mieux acquises qu’elles sont utilisées dans une situation de pratique musicale.

2) Les contenus

En classe de première, deux grandes questions irriguent le travail de l’année. La première interroge les rapports de la musique aux autres domaines de la création artistique, la seconde étudie les diverses façons dont la musique organise le temps de son discours, c’est-à-dire sa forme.
L’étude de chacune de ces questions parcourt la profondeur de l’histoire de la musique et des arts et prend en compte la période contemporaine. Elles sont bien sûr complémentaires et non exclusives l’une de l’autre, une même œuvre, qu’elle soit instrumentale ou vocale, pouvant relever des deux approches. Au terme de l’année de première, l’élève a ainsi enrichi son réseau de repères artistiques et musicaux, lui permettant progressivement d’identifier les parentés, filiations, oppositions, ruptures qui font la richesse d’une culture et forgent son caractère.
Musique et autres arts
Tout au long de son histoire multiséculaire, la musique a entretenu des liens riches et divers avec d’autres modes d’expression. Ces rencontres se sont multipliées et approfondies depuis le début du XXème siècle, allant jusqu’à brouiller les repères qui, jusqu’alors, semblaient organiser le paysage de la création artistique. L’étude de ces rencontres et des questions qu’elles ne manquent pas de poser s’appuie sur le choix de plusieurs œuvres significatives, choisies pour l’originalité des liens qu’y entretient la musique avec un ou plusieurs autres domaines de la création artistique. Les rencontres de la musique avec le texte, de la musique avec le mouvement et l’espace, de la musique avec l’image formeront les trois axes structurants de ce parcours.
Le texte, de la poésie à la littérature, du sacré au profane, de la comédie au drame est depuis toujours complice de la musique. Ce dialogue ne cesse aujourd’hui encore de produire des œuvres originales, créant de nouvelles formes (théâtre musical par exemple) ou en alimentant de plus anciennes (de l’opéra à la chanson). Le texte est aussi volontiers le support d’un instrument à part entière, la voix, où le sens s’estompe au bénéfice d’une virtuosité purement instrumentale (de la virtuosité du Bel canto italien aux recherches du théâtre musical).
La musique entretient depuis toujours une relation singulière avec le mouvement des corps. Elle peut être festive et populaire et accompagner des rites sociaux inscrits au coeur des traditions et des cultures ; elle peut être originale et créative lorsque musique et danse, composées d’un même élan sinon l’une pour l’autre, produisent une œuvre chorégraphique originale où corps, mouvements, espaces et sons deviennent indissociables. L’extension du vocabulaire de la musique comme de celui de l’art chorégraphique depuis le début du XXème siècle multiplie aujourd’hui les rencontres créatives de ces deux univers, rencontres où l’expérience artistique atteint parfois à l’œuvre d’art.
Bien avant qu’il ne devienne parlant, le cinéma a entretenu des liens forts avec la musique, réalisateurs et spectateurs ayant très tôt mesuré combien celle-ci pouvait dialoguer avec l’image, en renforcer ou en compléter le sens, lui apporter d’autres références et jouer avec la mémoire de l’auditeur-spectateur. Aujourd’hui, l’art cinématographique ne peut se concevoir sans la musique et, au-delà, sans une écriture du sonore particulièrement étudiée (à tel point que l’absence de musique – le silence de musique qui n’est pas le silence de la bande son – en devient signifiante).
Musique et recherches formelles
La forme peut être considérée comme l’organisation du temps de la musique découlant d’une intention maîtrisée par le créateur puis d’une perception raisonnée de l’auditeur. D’un côté, le créateur de musique cherche à adosser son travail à un cadre formel qui garantit une structure équilibrée tenant compte d’une esthétique de référence comme des exigences de la perception. De l’autre, l’auditeur, de façon plus ou moins consciente, convoque des cadres temporels pour organiser son écoute. Pour les uns et les autres, la forme est un cadre essentiel et souvent premier car, si la musique est temps, la forme pose des repères permettant sa cohérence avant d’organiser, à une échelle bien plus fine, la disposition des événements successifs et simultanés.
Depuis ses origines, la musique n’a cessé d’élargir son vocabulaire formel. Parcourir l’histoire de la musique permet aisément d’en apprécier quelques étapes remarquables. En outre, écouter les musiques créées aujourd’hui montre la très grande diversité de possibles, certaines renouant avec une simplicité première, d’autres atteignant une grande complexité théorique
Équilibrant les besoins de la création et ceux de la réception, ces recherches formelles ont peu à peu posé des références stables dans l’histoire de la musique. Ces références, si elles marquent souvent une époque, une esthétique, un genre ou un style, sont aussi des points de départ pour de nouvelles organisations créées par les musiciens.
Cette question sera abordée au travers d’un large répertoire couvrant l’histoire de la musique, ses réalités contemporaines savantes et populaires, sans oublier quelques éclairages complémentaires issus de cultures musicales non occidentales. Cet ensemble sera aussi l’occasion de dégager quelques invariants qui, au-delà des vicissitudes d’une histoire des langages et des esthétiques, montrent que la musique reste toujours un agencement de sons organisant le temps.

3) Commentaire d’écoute et analyse auditive
Qu’elle s’interprète, se crée ou soit enregistrée, la musique s’écoute, se commente et s’analyse. Toute situation de formation permet ainsi de développer ces perspectives, qu’il s’agisse par exemple de construire ou discuter une interprétation, d’apprécier une création ou d’envisager son développement, de connaître une œuvre et de l’inscrire dans une temporalité historique ou une filiation esthétique.
Ces pratiques s’appuient en toute occasion sur une approche sensible et vécue de la musique.
Elles partent du ressenti de chaque auditeur, confrontent des points de vue d’abord subjectifs pour mieux dégager des lignes de force caractérisant ce qui est entendu. Le commentaire évolue alors vers l’analyse, trouvant dans une écoute focalisée, éventuellement confortée par l’observation d’une partition qui en rend compte, une connaissance précise d’éléments remarquables qui spécifient la musique étudiée.
Inconnues jusqu’alors, l’abondance et la disponibilité de la musique enregistrée imposent aujourd’hui de multiplier les rencontres musicales tout au long d’un parcours de formation. Certaines, en nombre nécessairement limité, devront rythmer chaque année scolaire par des études approfondies ; d’autres, bien plus nombreuses et souvent réduites à de brefs extraits, viendront d’une part éclairer le travail en cours, et d’autre part entraîner la perception de l’élève, compétence plus que jamais nécessaire à l’appréhension du monde musical contemporain.
Recherche documentaire

Une fois créée, l’œuvre musicale est bien plus qu’un possible plaisir proposé à celui qui s’en empare pour l’écouter ou l’interpréter. Elle témoigne d’un geste créateur, d’un contexte de création, d’influences esthétiques, de contraintes diverses qui peuvent relever aussi bien du politique et du pouvoir que du social ou de l’économique. L’œuvre musicale et plus généralement le fait musical sont ainsi porteurs de sens, éclairant l’histoire des hommes, des sociétés et des idées.
L’enseignement obligatoire de la musique de série L offre de nombreuses occasions d’engager des recherches sur ces questions. Qu’il s’agisse d’interpréter, d’arranger, de créer « dans le style de », d’improviser, de commenter ou d’analyser, l’œuvre ou les œuvres qui en sont le support peuvent donner lieu à des recherches orientées vers l’identification d’influences, de parentés ou de filiations esthétiques, vers la connaissance des contextes de la création puis de la transmission et de la réception par le public. Cette approche, toujours circonscrite par le professeur à des objectifs précis et aisément réalisables, développe une posture critique et curieuse, outillée par l’expérience, et enrichissant le rapport de l’élève avec les œuvres, la musique, les arts et la création.
Réflexion esthétique et sociologique

La diversité des situations musicales rencontrées par les élèves durant les deux années du cycle terminal donne de fréquentes occasions de réfléchir à l’esthétique et à la sociologie de la musique.
Il s’agit d’apprendre à interroger le sens d’une œuvre et d’un discours musical en faisant la part entre émotion, sensibilité, connaissances objectives et jugement de valeur. Référée à un objet identifié et circonscrit (l’œuvre musicale pratiquée), cette réflexion permet une première approche des notions de beau et de goût, de causalité (continuité et rupture) et d’histoire, notions qui seront approfondies par l’enseignement de la philosophie en classe terminale.
Cette démarche s’enrichit logiquement de considérations sociologiques susceptibles d’éclairer l’appréhension de chacune de ces notions. La création musicale est en effet toujours étroitement corrélée aux situations sociales des musiciens créateurs, aux conditions de diffusion de la création comme aux formes de pratique de la musique privilégiées par la société dont elle émane.
Le débat au sein de la classe, les recherches personnelles, la collaboration avec d’autres champs disciplinaires, la rencontre avec des acteurs du monde culturel contribuent à alimenter cette réflexion et à progressivement construire des choix artistiques individuellement maîtrisés.

Évaluation des acquis des élèves
Au cycle terminal du lycée, l’évaluation des acquis revêt une importance particulière liée à l’horizon du baccalauréat. Elle doit en effet permettre à l’élève d’envisager cette perspective en lui apportant les repères nécessaires sur ses acquisitions, sur ses difficultés, sur le chemin qu’il a parcouru comme sur celui qu’il lui reste à parcourir.
La mise en œuvre d’une évaluation dynamique de cette nature exige qu’on prête attention à chacun des points suivants :
- L’évaluation s’appuie sur des situations musicales réelles inscrites dans le travail mené en classe ; elle doit permettre au professeur comme à l’élève de vérifier et apprécier les connaissances acquises ainsi que les capacités à mobiliser dans une situation musicale donnée.
- Les moyens mis en œuvre doivent privilégier la mesure des progrès – sans forcément les quantifier – et permettre d’identifier les obstacles à la réussite.
- Les référentiels d’évaluation et les critères d’appréciation qui les constituent doivent être connus et compris des élèves afin qu’ils dépassent leurs difficultés et s’inscrivent dans une démarche dynamique.
- Le résultat d’une évaluation doit aider l’élève à se fixer des objectifs de travail accessibles : il tire parti des acquis constatés pour approfondir ses connaissances, en découvrir de nouvelles et développer ses compétences.
Dans tous les cas, les trois compétences de référence présentées ci-dessus posent le cadre général et les enjeux poursuivis par l’évaluation des acquis des élèves.

Pour plus de détails : http://www.education.gouv.fr/cid53325/mene1019677a.html

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7. Musique et filières après le Bac

Posté par musiqueauciv le 19 avril 2009

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Les filières :

  • L’enseignement préparé par les universités de musicologie.
  • Intervenant en milieu scolaire, en maternelle et en primaire, par obtention du D.U.M.I. en 2 ans (diplôme universitaire des musiciens intervenants).
  • Toutes les formations musicales professionnelles dispensées par des écoles : musicothérapie, lutherie, accordeur, les métiers de la sonorisation de spectacle …
  • Toutes les universités accessibles au bac L: lettres, langues, droit, journalisme …

D’une façon générale, la culture et les enseignements musicaux acquis peuvent être déterminants :

  • pour l’accès à certaines études: classes prépas, concours, (notamment pour le concours d’entrée à l’ IUFM des professeurs d’école), …
  • pour le « bagage » de tout musicien professionnel, animateur,…
  • pour des entretiens d’embauches dans des structures touchant à la culture: centres culturels, théâtres, associations, mais aussi les magasins d’instruments, de partitions, fnac…

Dans notre région,

les élèves désireux de continuer une formation musicale, peuvent intégrer :

la section de musicologie
de l’Université de Nice Sophia-Antipolis

pour :

Suivre le cursus :

L.M.D « licence, Master, Doctorat »

Préparer :

- le CAPES d’éducation musicale et chant choral,

- l’AGREGATION de musique.

 

emoticone

Programme sciences et musicologie

programme sciences et musicologieDepuis la rentrée 2006, l’UPMC et l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV) proposent aux bacheliers titulaires d’un bac scientifique un parcours de type nouveau, offrant une formation de haut niveau en sciences et en musicologie, et menant en 3 ans à un double diplôme : la licence de sciences et technologies de l’UPMC et la licence de musicologie de l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV).

À l’issue de ces 3 années, les étudiants diplômés pourront s’inscrire dans plusieurs mentions et spécialités de master de l’UPMC ou de l’université de Paris-Sorbonne.

Pour de nombreux étudiants pratiquant la musique, le choix entre des études scientifiques et des études musicales est difficile. Les deux universités ont donc décidé de créer un parcours de niveau élevé permettant d’éviter une spécialisation précoce. A l’issue de ce parcours, les étudiants auront acquis les compétences nécessaires pour :
- soit maintenir cette double compétence et s’orienter vers les métiers du son
- soit s’engager vers un master scientifique ou vers un master de musicologie

Pour plus de renseignements concernant cette filière

 

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Les CPGE – Classes préparatoires aux grandes écoles avec option musique

Les Classes Préparatoires Littéraires aux Grandes Écoles (CPGE) proposent une formation de haut niveau dans le domaine des sciences humaines, sociales et artistiques. Elles s’inscrivent dorénavant dans le cadre de l’architecture européenne des diplômes (LMD), notamment pour ce qui concerne les équivalences de Licence. Elles se sont ouvertes aux domaines artistiques dès 1982 (musique et arts plastiques).

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Terminale littéraire  » spécialité musique »

Posté par musiqueauciv le 29 janvier 2009

Terminale littéraire  » spécialité musique » :

Les objectifs :


Cette spécialité s’adresse aux élèves de première et de terminale Littéraire :

 

  • qui souhaitent donner une forte dominante culturelle et musicale à leur profil littéraire.
  • qui envisagent d’exercer une profession dans le domaine de la musique.
  • qui souhaitent garder un bon niveau de culture générale dans le but de poursuivre des études universitaires. 

Les filières :

  • L’enseignement préparé par les universités de musicologie.
  • Intervenant en milieu scolaire, en maternelle et en primaire, par obtention du D.U.M.I. en 2 ans (diplôme universitaire des musiciens intervenants).
  • Toutes les formations musicales professionnelles dispensées par des écoles : musicothérapie, lutherie, accordeur, les métiers de la sonorisation de spectacle …
  • Toutes les universités accessibles au bac L: lettres, langues, droit, journalisme …

D’une façon générale, la culture et les enseignements musicaux acquis peuvent être déterminants:

  • pour l’accès à certaines études: classes prépas, concours, (notamment pour le concours d’entrée à l’ IUFM des professeurs d’école), …
  • pour le « bagage » de tout musicien professionnel, animateur,…
  • pour des entretiens d’embauches dans des structures touchant à la culture: centres culturels, théâtres, associations, mais aussi les magasins d’instruments, de partitions, fnac,…

La filière, bien qu’étant fortement spécialisée musique (coefficient 6 au baccalauréat) exige un travail régulier et assidu dans toutes les disciplines.

Les qualités requises :
Un bon niveau de culture générale, un intérêt certain pour la musique sous toutes ses formes, une grande curiosité, une ouverture d’esprit, un sérieux dans le travail, de l’investissement personnel et un grand enthousiasme.

L’enseignement de la musique dans cette section, a pour but de développer la sensibilité musicale des élèves:

 

  • Approche critique des différentes musiques: classiques, contemporaines, musiques de films …, par la connaissance et l’analyse des langages musicaux.
  • Solliciter le potentiel créatif des élèves par la création d’accompagnements, de mélodies, et par l’initiation à l’informatique musicale.

Cette option s’adresse à tous les élèves venant de la classe de 3ème:
aux élèves musiciens qui suivent déjà une formation musicale en dehors du lycée mais aussi aux élèves musiciens motivés débutants ou autodidactes.

Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir suivi les Classes à Horaires Aménagés Musique au collège pour choisir cette filière, ni même d’avoir un très bon niveau musical à l’entrée en classe de seconde car, durant les trois années passées au lycée, l’élève pourra parfaire celui-ci et, à condition de fournir un travail sérieux et assidu, aborder sereinement les épreuves du baccalauréat.

Le niveau instrumental ou vocal requis pour cette option ne doit pas être un obstacle. En effet, les bulletins officiels soulignent que l’apprentissage d’un instrument peut commencer en classe de seconde.

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Posté par musiqueauciv le 29 janvier 2009

Première littéraire  » spécialité musique » :

 

Les objectifs :

Cette spécialité s’adresse aux élèves de première et de terminale Littéraire :

  • qui souhaitent donner une forte dominante culturelle et musicale à leur profil littéraire.
  • qui envisagent d’exercer une profession dans le domaine de la musique.
  • qui souhaitent garder un bon niveau de culture générale dans le but de poursuivre des études universitaires. 

Les filières :

  • L’enseignement préparé par les universités de musicologie.
  • Intervenant en milieu scolaire, en maternelle et en primaire, par obtention du D.U.M.I. en 2 ans (diplôme universitaire des musiciens intervenants).
  • Toutes les formations musicales professionnelles dispensées par des écoles : musicothérapie, lutherie, accordeur, les métiers de la sonorisation de spectacle …
  • Toutes les universités accessibles au bac L: lettres, langues, droit, journalisme …

D’une façon générale, la culture et les enseignements musicaux acquis peuvent être déterminants :

  • pour l’accès à certaines études: classes prépas, concours, (notamment pour le concours d’entrée à l’ IUFM des professeurs d’école), …
  • pour le « bagage » de tout musicien professionnel, animateur,…
  • pour des entretiens d’embauches dans des structures touchant à la culture: centres culturels, théâtres, associations, mais aussi les magasins d’instruments, de partitions, fnac,…

La filière, bien qu’étant fortement spécialisée musique (coefficient 6 au baccalauréat) exige un travail régulier et assidu dans toutes les disciplines.

Les qualités requises :


Un bon niveau de culture générale, un intérêt certain pour la musique sous toutes ses formes, une grande curiosité, une ouverture d’esprit, un sérieux dans le travail, de l’investissement personnel et un grand enthousiasme.

L’enseignement de la musique dans cette section, a pour but de développer la sensibilité musicale des élèves:

 

  • Approche critique des différentes musiques: classiques, contemporaines, musiques de films …, par la connaissance et l’analyse des langages musicaux.
  • Solliciter le potentiel créatif des élèves par la création d’accompagnements, de mélodies, et par l’initiation à l’informatique musicale.

Cette option s’adresse à tous les élèves venant de la classe de 3ème:
aux élèves musiciens qui suivent déjà une formation musicale en dehors du lycée mais aussi aux élèves musiciens motivés débutants ou autodidactes.

Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir suivi les Classes à Horaires Aménagés Musique au collège pour choisir cette filière, ni même d’avoir un très bon niveau musical à l’entrée en classe de seconde car, durant les trois années passées au lycée, l’élève pourra parfaire celui-ci et, à condition de fournir un travail sérieux et assidu, aborder sereinement les épreuves du baccalauréat.

Le niveau instrumental ou vocal requis pour cette option ne doit pas être un obstacle. En effet, les bulletins officiels soulignent que l’apprentissage d’un instrument peut commencer en classe de seconde.

 

  • Tous les bacs offrent la possibilité de prendre l’option facultative musique.
  • Seul le bac littéraire propose la musique en tant que matière obligatoire.


  • Avec 5 heures de musique hebdomadaires, les élèves qui choisissent ce bac Littéraire avec la musique en option lourde ont également la possibilité (fortement conseillée) de suivre en plus l’option facultative musique de trois heures hebdomadaires.

 

 

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